À toi, ma sensualité inhibée,
Que je croyais n’exister qu’au travers du contact et regard de l’autre.
À toi, sensualité bâillonnée,
Menacée par l’épée dressée d’un vi0l toléré par la société.
À toi, ma sensorialité,
Ma langue première, mon cri muet,
Que j’ai étouffée pour rester bien apprêtée,
Bien cadrée, bien formatée.
Par peur d’être souillée, jugée, condamnée.
À toi, mon corps,
Que je sens renaître sous les caresses de couleurs,
À mes courbes réveillées sous mes doigts peinturés
Toi qui frémis à mon propre toucher,
Toi qui reviens à la vie, libéré d’exister qu’avec un autre être aimé
Chaque trait redonne lumière à mes absences.
Chaque ombre révèle la beauté de ta présence.
Je te célèbre dans mes transes en danse 
À toi, œuvre d’art de la nature,
Que j’aime, que je chéris…
Pardon…
Pardon de t’avoir oubliée,
Délaissée, silenciée, rejetée,
Tordue, travestie, mutilée,
Niée, brimée, censurée,
Méprisée, exploitée, effacée…
Aujourd’hui, je te vois.
Aujourd’hui, je t’honore.
Aujourd’hui, je te rends ta souveraineté.
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